Se rendre au contenu

Des Fleurs qui racontent une autre histoire

23 juillet 2026 par
Romain Viennois

Derrière un bouquet de fleurs se cache souvent une réalité que l'on connaît mal. Aujourd'hui, près de 80 % des fleurs coupées vendues en France sont importées. Beaucoup parcourent plusieurs milliers de kilomètres, parfois par avion, avant d'arriver chez le fleuriste, avec une empreinte carbone importante. À cela s'ajoute un autre enjeu: plusieurs études ont montré la présence fréquente de résidus de pesticides sur les fleurs importées, alors même que les fleurs coupées ne sont pas soumises aux mêmes règles que les produits alimentaires concernant les résidus de pesticides.

Ces constats nous donnent envie de faire les choses autrement. Lorsque Jeanne a rejoint Grand Jardin en tant que cheffe de cultures, elle est arrivée avec une solide expérience de la production de fleurs coupées et une envie très claire : redonner une place aux fleurs locales, de saison, cultivées avec le même soin que nos légumes. Très vite, elle a imaginé un planning de production ambitieux, choisi ses variétés et lancé les premiers semis.

Quelques mois plus tard, les premières récoltes sont là. Cosmos, zinnias, tournesols, amaranthes, nigelles et bien d'autres annuelles offrent déjà des bouquets éclatants. Elles poussent au milieu de nos parcelles maraîchères, où elles favorisent la biodiversité et attirent les insectes pollinisateurs. D'autres fleurissent directement dans la cour du futur hôtel, dessinant peu à peu le paysage vivant que nous souhaitons partager avec nos futurs hôtes.




Depuis cet été, ces bouquets accompagnent nos paniers de légumes sur abonnement, pour prolonger le plaisir du vivant jusque dans les maisons. Ils sont également proposés à quelques fleuristes parisiens particulièrement exigeants, sensibles à leur fraîcheur, à leur saisonnalité et à leur origine. 

A l'ouverture de l'hôtel, ces fleurs engagées seront évidemment mises en avant. Rien ne remplace la finesse et la spontanéité d'un bouquet sur une table de la ferme ou sur nos comptoirs de vente. 

Ce n'est encore qu'un début, mais ces premières fleurs incarnent déjà ce que nous voulons construire à Grand Jardin : une agriculture qui nourrit, qui émerveille… et qui prend soin du vivant.